Comment légitimer ses dépenses de communication ?

En ces temps de vaches maigres pour les collectivités, la communication est souvent l’un des premiers domaines victimes de coupes budgétaires plus ou moins claires.
Les dépenses de communication, comme les fonctionnaires, sont régulièrement critiquées, les dérives mises en avant, sans compter le classique amalgame « communication/propagande »… A croire que la communication est une maladie honteuse et toute dépense dans ce domaine illégitime.
Ce n’est pourtant pas le cas ! Quelques arguments en faveur de la communication…

Parce que c’est la loi
Le Code général des collectivités locales précise que « le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale ».
De nouvelles obligations avec la loi NOTRe
La loi NOTRe entend améliorer la transparence de la vie publique à travers de nouvelles obligations, dont certaines en direction du grand public, notamment en matière de communication financière.
A noter aussi que l’obligation d’ouvrir les pages du bulletin municipal à l’opposition s’impose aux communes de plus de 1 000 habitants (au lieu de 3 500 auparavant).
De plus, les communes devront afficher le compte rendu des séances du conseil municipal en mairie dans un délai d’une semaine, et le publier sur le site web, lorsqu’il existe.
Pour en savoir plus : La Gazette des communes

Parce que c’est utile
La communication est un vrai service public, qui est utile pour les habitants, le territoire, les agents… :
– elle facilite la vie des habitants, la vie de la collectivité et le fonctionnement des services, permet l’accès aux services et aux prestations… ;
– elle permet d’animer la vie démocratique ;Com pas chère
– elle fait évoluer les comportements. Dans le baromètre de la communication pubique 2015, 6 habitants sur 10 reconnaissent l’impact positif de la communication locale sur leurs comportements, notamment dans le domaine du développement durable (tri des déchets, modes de transport alternatifs, économies d’énergie). Imaginons un nouveau système de collecte des déchets lancé avec une communication réduite au minimum, sans entretien du bon geste de tri sur le long terme. Combien vont coûter les erreurs de tri ?
– au-delà du territoire, elle contribue à valoriser ce dernier, à renforcer son image auprès des acteurs économiques, des touristes, des étudiants…

Parce que les citoyens sont demandeurs
Le baromètre Epiceum le montre : le premier moyen d’information sur la vie locale reste le journal de la collectivité. Si les personnes interrogées sont plutôt satisfaites des informations concernant les loisirs ou la vie associative, un tiers d’entre elles trouvent tout de même que ces sujets ne sont pas assez traités !
Plus de la moitié trouvent insuffisante l’information sur les grands projets (55 %), le territoire (56 %), la vie politique locale (56 %)…

Encadré baromètre epiceum